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Assemblée des délégués de la SCNACC

L’assemblée des délégués de la Société cantonale neuchâteloise d’aviculture, cuniculture et colombophilie a eu lieu le samedi 19 mars à la Vue-des-Alpes. Explication pour les néophytes: l’aviculture c’est l’élevage de la volaille, la cuniculture, celui des lapin; et la colombophilie – comme on le devine – celui des colombes.

Voici mon discours:

Monsieur le Président, Chers amis des petites bêtes, Chers invités,

Heureusement que votre assemblée n’a pas eu lieu ce matin à neuf heures au Château de Colombier…pourquoi me demanderez-vous ? Eh bien parce que ce matin j’y ai assisté à l’Assemblée des délégués des sociétés de tir. Cela aurait pu faire des dégats, mais heureusement je vois que vous n’avez pas pris vos animaux. Remarquez que cela aurait pu être pire : p.ex. la société des chasseurs !!!

Plaisanteries mises à part, c’est avec un très grand plaisir que j’ai donné suite à l’invitation de votre président à cette assemblée et l’en remercie. Et ce ne sont pas des paroles en l’air. En effet, je suis depuis toujours une grande amie des animaux et comme toute petite fille, j’ai longtemps souhaité devenir vétérinaire. Mais ce n’est pas tout, pendant des années nous avons eu des lapins : des petits béliers prénommés Lutin et Serpolet deux femelles qui ont fini par avoir deux fois des petits (!), une fois après castration de Lutin qui s’est donc révélé être un mâle…. À la même époque, nous avons aussi eu des poules qui gambadaient librement dans le jardin, ce qui posait quelques problèmes au niveau de nos plantations. Lorsque le coq – que nous avons cru muet pendant sa première année de vie – a commencé à chanter, nous avons dû mettre un terme à notre cohabitation ou plutôt à sa cohabitation avec notre voisin. C’est le coq qui est parti   – pas le voisin. L’ère des poules a laissé la place à celle des cailles dont les œufs furent fort appréciés par notre famille. Les cailles ont également trouvé des amateurs : les fouines…

Après toutes ses péripéties nous nous contentons maintenant de l’aquarium de notre fils.

C’est toujours avec un grand plaisir que je me rends à des expositions avicoles ou autres, mais je dois toujours me faire violence de ne pas craquer et ramener deux poules et trois lapins à la maison.

En acceptant de devenir Présidente du Grand Conseil, on accepte, de facto, de répondre favorablement à la grande majorité des invitations que l’on vous adresse. Cela implique entre trois et quatre représentations par semaine. Et si comme moi, vous êtes d’une nature curieuse et que vous aimez les contacts, c’est la chance extraordinaire de découvrir quantité de personnes fantastiques. Des gens qui comme vous, par leurs activités, pour la grande majorité bénévolement, font vivre les communes, les cantons, notre pays.

Je tiens donc à vous féliciter pour votre engagement. Votre hobby, votre passion permet de sauvegarder des anciennes races d’animaux qui, sans des gens comme vous, seraient vouées à la disparition. Vos associations jouent aussi un rôle important auprès des jeunes, en les épaulant lors de l’apprentissage du respect des animaux et de l’élevage.

Lorsque j’ai été élue présidente, je me suis fixé comme but d’essayer de rapprocher le politique et la société civile. Le dialogue entre les acteurs politiques et les personnes qui s’engagent est primordial. La politique n’a pas toujours une bonne image auprès du public et je le regrette, d’autant plus que la politique est intimement liée aux citoyens. C’est la politique qui fixe les règles et façonne notre monde tel que nous souhaitons le vivre. Il vaut donc la peine de s’y intéresser, d’aller voter, d’aller élire et de prendre conscience de la chance que nous avons, en Suisse, d’avoir notre démocratie directe.

Un grand merci et une très belle journée à vous tous !

Je finirai par une citation de circonstance de Isidore Catpipaul :

“On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.”

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Ma thèse en 180 secondes

L’université de Neuchâtel a convié le public à la soirée « Ma thèse en 180 secondes ». Le principe est le suivant: des doctorant-e-s exposent de manière compréhensible pour tout un chacun le thème de leur doctorat et ceci en 3 minutes chrono ! J’ai été invité a faire une allocution qui devait durer aussi maximum 180 sec. La voici en alexandrins et j’ai mis 175 secondes pour la faire:

 

Mesdames et Messieurs, directeurs si brillants,
Professeurs en ces lieux, assistants, doctorants,
Je suis, mes chers amis, très heureus’ de vous voir
Tous rassemblés ici, dans cette aula ce soir,

Pour assister ensemble à une joute verbale,
qui nous fera vibrer jusqu’au fond de la salle.
Je ne suis ni Racine, ni Molièr’ ni Shakespeare,
Il m’est donc difficile, de vous divertir.

Pour parler de progrès, d’idées, de découvertes,
J’ai choisi une forme quelque peu désuète.
Nous allons essayer, ensembl’ de parcourir,
Les thèmes des candidats, qui vont nous divertir.

Mme Borgeaud:
On sera renseigné, sur le Chlorocebus,
Où peut-on l’observer, est-il couvert de puces?

Madame Bregnard:
Et si on s’intéresse, aux sortes de prévoyances,
Que peut-on espérer en termes de gouvernance?

Mme Guex:
Tourisme et dév’lop’ment, dans nos belles Alpes Suisses,
Peuvent-ils contribuer à refair’ vivre les bisses?

M. Gingins:
Adaptations diverses, approches comparatives
Nous permettront peut-être de nettoyer les rives.

M. Davary:
Certains crient au secours, les Beatles ont dit Help.
Mais Mehdy quant à lui, vous recommandera Yelp!

Madame Gaschard:
Que dire des assemblages organométalliques,
Annoncent-ils une percée dans l’domaine scientifique?

Monsieur Kohler:
Quid de la didactique et des malentendus?
Que va dire Alaric? Serons-nous convaincus?

Monsieur Morel:
Bricolage plurilingue en communication,
Voilà qui nous promet de belles inspirations.

Madame Nada:
Nous parlerons futur, évoqu’rons le chômage
Des jeunes à la recherche de places d’apprentissage.

Madame Pieper:
Les Fullerodendrons, liquides et cristallins.
N’auront plus de secrets, pour nous autr’ béotiens.

Madame Schwaab:
Nous discuterons croissance durable des entreprises,
Peut-être d’écologie, et de l’énergie grise.

Mme Wyssbrod:
La surexploitation des ressources génétiques,
Nous sera présentée d’un point de vue juridique.

Et Mme Zhang:
Nous parlerons d’argent, nous parlerons finance,
Et de fonds souverains, puis nous ferons bombance!

Les minutes imparties, sont maintenant écoulées.
Le temps est donc venu, pour moi de prendr’ congé.

Oyez, mes bons amis, ouvrez grand vos oreilles,
Plongez avec délices, découvrez les merveilles
Qu’ont pour nous concoctées, ces illustres esprits.
Il ne me reste qu’à dire, … que je vous remercie.